12.12.2006

Dans les bacs: Alanka Stone

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Voilà un bijou qui devrait briller dans les bacs! Après deux ans de travail acharné, Alanka Stone, délivrée de ses démons, offre le meilleur de sa voix et fait du même coup taire tous les ragots qui avaient voulu la voir sombrer.
On se souvient des passions qu’avait déchaînées le split fratricide des Orphans of Fate en 2004. Sans nous faire l’écho des détracteurs de l’époque, qui avaient accusé sans ménagement la benjamine d’avoir, à force de caprices, sapé l’harmonie du groupe, reconnaissons que la collaboration avec Hollie Corner et Rebecca Small avait toujours laissé dans l’ombre le talent d’Alanka pour essentiellement mettre en lumière son côté tapageur et volubile.
En 2005, son agression à l’extincteur d’un fan désabusé avait une fois encore entretenu la réputation d’enfant terrible de la chanteuse. Et on se disait depuis que le retour serait immanquablement marqué du sceau de l’opprobre.
Mais il suffit d’une écoute pour comprendre que tout cela est déjà loin. Conçu comme l’album de la repentance, Diamond Grooves allie l’impétuosité d’une diva hors pair à la richesse et la chaleur des arrangements, qui sont autant d’écrins au joyau Stone. Alors que la première piste, Ain’t it hot enough, s’ouvre sur un groove des plus entraînants, avant de s’évaporer dans les rires d’une chorale d’école primaire, on sent que l’orientation résolument positive minded est une forme de revanche prise sur le relatif échec de son premier single en solo, Sensitive. Sur Let’s share it, Alanka peut se permettre en guise d’hommage de contrefaire les modulations de son aînée, la regrettée Lea Dove. Quant au titre éponyme, il réserve une surprise que nous nous garderons bien de dévoiler. Préparez-vous simplement à passer un moment entre le suave et le spicy.
Qu’on se le dise : le retour de la perle du R’n’B prouve, si besoin était, qu’un joyau que l’on croit brut peut en un éclat dévoiler ses plus belles facettes.

Sylvain Epeautre


Commentaires

Ca a l'air trop T'N'D, je cours le mettre dans mon caddie, cash.

Ecrit par : Jean | 12.12.2006

Bravo, hourrah pour ce disque

Ecrit par : Bernard Krayonikr | 12.02.2007

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