14.11.2006

Dans les bacs: Slave on Strike

medium_slave-on-cover.jpg
Voilà une bombe qui devrait faire mouche ! Après plusieurs featurings sur des compilations peu distribuées, Slave on Strike, duo formé de Camomille Lopez et Dieter Z, sort de l’anonymat de l’autoproduction pour signer chez –1MHz et tutoyer les plus grands du label. Une reconnaissance que le public légitimera sans doute aucun.
On se souviendra peut-être du festival PanDistortion de juin 2003. Les deux DJ autodidactes, qui ne se connaissent alors pas, se retrouvent à assurer ensemble un set en première partie de Narrow Joe.
Issu de la scène post-indus, Dieter Z a un temps été le bassiste de Sigma Krach, avant de quitter la formation à la suite d’un différend financier. Camomille Lopez, quant à elle, claque la porte de l’entreprise familiale en 2001 pour sillonner l’Europe des festivals. Faisant ses premières armes sur de petites scènes, elle acquiert rapidement une dextérité qui lui vaut de partager le van-studio de Fluid Squid et d’y bricoler une maquette, qui disparaît malencontreusement dans l’incendie du véhicule en août 2002.
Leur rencontre est l’occasion d’une remise à niveau de leur background respectif ; un équilibrage qui a nécessité un certain temps, et aurait pu mener à un concept beaucoup plus neutre que le présent album.
Force est de constater, à la première écoute, que l’alchimie fonctionne, et que l’époque des tâtonnements est déjà loin. Conçu comme un véritable manifeste, PlasticskinConcretebones allie les aspirations minimalistes de Z aux impulsions plus dancefloor de Lopez. Alors que la première piste, Ritual Spanking, s’ouvre sur un beat très rond avant de se faire grignoter par les modulations déstructurées d’une chorale d’école primaire, on sent que l’improbable rencontre peut avoir lieu, contre toute attente. Rat Soup, avec son enchevêtrement d’ornementations aériennes et de percussions brutales, confirme cette première impression. Quant au titre éponyme, il réserve une surprise que nous nous garderons bien de dévoiler. Préparez-vous simplement à passer un moment délicieusement dubitatif.
Qu’on se le dise : ce premier opus de Slave on Strike prouve, si besoin était, que l’imperméabilité des genres est un concept définitivement obsolète.

Sylvain Epeautre

 

Commentaires

Mega groovy. Je te le dis : tchin tchin a la tienne... Je kiffe, grave.

Ecrit par : Jean d'Artois | 20.11.2006

Écrire un commentaire